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Facilitation graphique : illustrer c'est interpréter !

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Comme nous l'a très bien expliqué Delphine Baudu dans son article

" Différences entre facilitation graphique et scribing et sketchnoting, etc… ", la facilitation graphique dans sa globalité est une discipline qui s'exerce dans des contextes variés et avec des objectifs divers.

 

Aujourd'hui à travers ma pratique et les recherches théoriques que je peux mener sur le sujet, je me suis confrontée à une problématique, qui me semble être centrale dans la posture que doit adopter le facilitateur graphique dans chacune de ses interventions:

L'interprétation des informations qu'il a à traiter!

 

Cet article n'a pas pour but de développer des arguments scientifiques sur le sujet, il n'est que la matérialisation de ma pensée, de mes réflexions et de l'interprétation que je fais de mon métier. 

 

 

Facilitation graphique vs Scribing

 

Dans un cas comme dans l'autre, le facilitateur est confronté à une certaine forme d'interprétation, mais à des degrés différents : 

 

Dans le cadre d'un atelier collectif ou la facilitation graphique est le support d'une réflexion menée par le groupe, le facilitateur construit sa représentation visuelle en collaboration avec les participants. Il n'est donc pas seul à sélectionner les informations importantes, à les analyser, à les synthétiser puis à les retranscrire visuellement. Les participants ont ainsi leur mot à dire sur la construction de "l'illustration", ce qui réduit considérablement la marge d'interprétation du facilitateur graphique.

 

Dans le cadre du scribing, qui, pour simplifier se traduit par la retranscription graphique en live d'un discours (séminaires, conférences, table ronde...), le facilitateur est beaucoup plus sujet à l'interprétation des informations transmises par le speaker. Il ne peut en aucun cas avoir un retour sur sa production et est donc soumis à son seul jugement.

Cela passe par :

  • le tri des informations et la sélection des notions qu'il considère importantes

  • le choix des pictogrammes, des symboles ou métaphores pour illustrer chacune des notions

  • l'organisation spatiale qu'il met en oeuvre pour confronter les différentes informations

 Ainsi le facilitateur doit définir l'intention, le message essentiel qu'il veut transmettre en fonction de son interprétation du discours.

 

 

 

Codes graphiques et intentions visuelles

 

Afin d'illustrer un peu mieux mes propos il me semble nécessaire de faire un petit détour du coté de David Sibbet (The grove), qui est, comme nous le savons, un des principaux acteurs de la facilitation graphique!

 

Un des travaux de David Sibbet consiste à catégoriser les différentes formes d'organisation spatiale en fonction des intentions du facilitateur graphique: 

 

Je tente ici d'approfondir cette reflexion en précisant le processus de conception pour chacun des systèmes d'organisation:

 

Le poster

Process

Mettre en avant une (ou peu) information 

Intention 

Attirer l'attention des participants

 

 

La liste

Process

Retranscrire un flux d'informations sans lien ni hiérarchisation

les unes avec les autres

Intention

Capter le flux

 

 

Les pôles

Process

Regrouper les informations par thématiques,

matérialiser les liens entre chaque thématique

Intention

Activer des comparaisons

 

 

La grille

Process

Structurer les informations en fonction de critères d'analyse,

analyser et comparer les informations

Intention

Construire des combinaisons

 

 

Le diagramme

Process

Architecturer les informations en actions, en étapes, en catégories,

en sous-catégories...etc

Intention

Faire comprendre

 

 

La métaphore

Process

Représenter l'information de façon symbolique et donc synthétique

Intention

Donner du sens

 

 

Le mandala

Process

Matérialiser les différentes composantes d'une idée,

les différentes strates d'un projet...etc

Intention

Montrer une unité

 

 

 

Ce que nous démontre David Sibbet dans son analyse, est que le facilitateur graphique, à  travers son choix d'organisation, son choix de représentation, matérialise une réelle interprétation de l'information captée, en fonction de l'intention qu'il s'est fixée et qui va considérablement induire la compréhension du discours qu'il retranscrit.

 

Intention et volonté de compréhension qui ne sont peut-être pas celles du speaker!

C'est pourquoi il est indispensable, lors d'une intervention en scribing, de rencontrer en amont le speaker et ainsi de définir précisément ensemble, le message essentiel et les intentions qu'il veut faire passer tout au long de son discours. 

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